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SERIGNE MASSAMBA MBACKE 1882-1942

mercredi 19 juillet 2017, par administrateur

Par Same BOUSSO Abdou Rahmane

Il y a de grands hommes qui ont, dès le début, répondu à l’appel de Cheikh Ahmadou Bamba, reçu son éducation et sa formation et qui s’étaient imprégnés de ses enseignements authentiques. Ces premiers adeptes se sont, par la suite, donné comme mission la propagation et la transmission de ce legs précieux à travers le pays, leur vie constituant un modèle de piété, de dévouement et de persévérance dans le travail.

Dans ce numéro, nous proposons à nos chers lecteurs un bref aperçu sur la vie de Serigne Massamba MBACKE, frère du Cheikh, son dévoué disciple et le scripteur de ses œuvres grandioses.

La naissance de Serigne Massamba :

C’est après le rappel à Dieu de son illustre père, Momar Anta Saly, qu’est né Cheikh Massamba au village de Patar en 1300 de l’Hégire (1882), de Sokhna Aïcha DIOP, fille de Mor Khoudia Coumba. Cette famille est l’une des familles religieuses les plus célèbres entre le Djolof, le Baol et le Cayor.

Ses études :

Comme sa venue au monde a eu lieu après le décès de son père, c’était son frère et guide Cheikh Ahmadou Bamba qui veillait sur son instruction et son éducation. Il a confié son enseignement coranique au grand maître, Serigne Ndame Abdou Rahmane LO auprès de qui Serigne Massamba a appris et mémorisé le Coran avant l’âge de dix ans. C’est ensuite, sous la supervision et l’encadrement de son grand frère Mame Thierno Birahim, qu’il a effectué, selon la coutume, la transcription du Saint Coran de sa propre main avant d’apprendre auprès de lui quelques rudiments des sciences religieuses. Ses études coraniques achevées, Serigne Massamba a reçu l’ordre du Cheikh de se rendre chez le grand érudit Serigne Mbacké BOUSSO, afin d’y approfondir ses études de jurisprudence, d’astrologie, de la logique, etc. Serigne Massamba était doué d’une intelligence exceptionnelle et d’un discernement hors du commun grâce auxquels ses occupations au travail n’entamaient en rien son apprentissage, d’autant plus que la méthode de son guide, Cheikh Ahmadou Bamba consistait essentiellement à associer la science et le travail, la théorie et la pratique.

Ses relations avec le Cheikh et son rôle dans le développement de la Mouridiyyah :

Ses liens avec son frère et guide ne sont point à démontrer : dès sa tendre enfance, il a été pris en charge par le Cheikh. Après ses études, c’était lui-même qui s’occupait de son éducation spirituelle, son initiation à la voie mystique (At tasawwuf). Après son élévation au rang de guide spirituel, le Cheikh lui a confié l’éducation et la formation de nombreux talibés.

Serigne Massamba était donc un frère dévoué, un véritable mouride de Cheikh Ahmadou Bamba et un dépositaire de sa confiance. Il était chargé, grâce à son érudition, de la transcription des khassaïdes composés par le Cheikh.

L’un des poètes disait de lui, après son décès :

Les khassaïdes du révivificateur de la religion l’ont pleuré.

A côté de ses qualités de dévouement et de fidélité, Cheikh Massamba était un éducateur hors pair grâce à la formation et à l’éducation spirituelle reçues de son maître.

Il a pu ainsi éduquer et former dans ses différents daara de nombreux fidèles mourides qui se sont distingués partout par leur droiture, leur sincérité et leur dévouement au service de l’Islam.

Sa culture et ses écrits :

Comme toutes les grandes figures formées à l’école Khadimou Rassoul, Serigne Massamba jouissait, au-delà de sa dimension spirituelle, d’une grande érudition en matière des sciences religieuses et de la langue arabe. Ses poèmes et ses correspondances adressées aux talibés en constituent une parfaite illustration. Ses écrits touchent plusieurs domaines, et son style est influencé par celui du Cheikh qui se distingue par ses courtes phrases pleines de signification et de sens profonds.

Quelques témoignages sur Cheikh Massamba :

Par sa générosité légendaire, son ouverture et son amabilité à l’égard des hommes, Serigne Massamba avait fini par conquérir les âmes et gagner l’amitié de ses contemporains. Ceci lui a valu beaucoup de louanges de leur part.

Le célèbre poète Cheikh Ibrahima Diop Al Massari disait :

« S’il est parmi les frères de Khadim le moins âgé, sa volonté, elle, fait partie des plus grandes ».

Quant à Cheikh Mouhammad Fadil MBACKE, il a composé un très beau poème où il vante les mérites de Serigne Massamba lorsque celui-ci est rappelé à Dieu le 23 juillet 1942.

Que Dieu soit satisfait de lui !


Réalisé par
la Commission Culturelle de
l’Etablissement Islamique
AL-AZHAR

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