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CHEIKH MOUKHTAR BINETA LO (1875-1949) - Grande Mosquée de Touba.
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CHEIKH MOUKHTAR BINETA LO (1875-1949)

mercredi 19 juillet 2017, par administrateur

Par Serigne Cheikhouna LO Moukhtar Bineta

Nous avons un grand plaisir de vous présenter une des figures exceptionnelles formées à l’école de Cheikh Ahmadou Bamba, une personnalité dont la vie est un exemple de piété, d’intégrité et de fidélité aux enseignements de son maître. Il s’agit de Serigne Moukhtar Bineta LO.

Son enfance, ses études et ses premiers contacts avec Cheikh Ahmadou Bamba :

Serigne Moukhtar Bineta est né en 1249 de l’Hégire (1875). Il est fils de Ibrahima dit Birane Awa Ndiaye (fils de Madoune Toudj, fils de Moukhtar le fondateur du village de Niomré) et de Sokhna Penda Bouya DIOP (fille de Mor Khoudia Coumba, l’auteur du célèbre ouvrage de grammaire Muqaddimat al Kokkî).

Auprès de ses parents à Niomré, Serigne Moukhtar a passé son enfance jusqu’à l’âge de la scolarité. Son père l’a envoyé ensuite à l’école coranique de l’un de ses proches parents Alassane LO où il a appris et mémorisé le Saint Coran avant d’entamer l’étude des sciences coraniques.
Concernant ses premiers contacts avec Cheikh Ahmadou Bamba, il est établi que ceux-ci remontent à cette époque grâce aux conseils et directives de Serigne Siré LO avec qui –et c’est la raison peut-être Serigne Moukhtar entretiendra par la suite de solides relations de fraternité. Par ailleurs, bien des liens de parenté existaient en fait entre les familles de Niomré et le fondateur du Mouridisme.

En 1313 de l’Hégire (1894), Serigne Moukhtar a rejoint Cheikh Ahmadou Bamba à Touba pour faire le pacte d’allégeance (Al mubaya’ah) conformément aux principes de la voie. Cette année a coïncidé avec le début des démêlées entre le Cheikh et les autorités coloniales, lesquelles démêlées qui ont abouti à son exil au Gabon en 1895.

Pendant l’exil du Cheikh, Serigne Moukhtar était confié à Cheikh Ibra Faty (Mame Thierno) qui était chargé de s’occuper de la famille et de superviser l’exécution du plan éducatif du Cheikh durant son absence.

Dès le départ du Cheikh, Mame Thierno s’est installé avec la famille à Mbacké Baol où Cheikh Moukhtar poursuivait ses études auprès de lui.

Il était remarquablement brillant dans plusieurs disciplines telles que la jurisprudence, la littérature et la grammaire. Il avait même appris les règles de la transcription du Coran (fann ar rasm) ainsi que des rudiments de l’astronomie.

Ses études achevées, il a été initié par son maître à la science et à la pratique du soufisme conformément aux méthodes préconisées par Cheikh Ahmadou Bamba.

Les relations de Cheikh Moukhtar Bineta avec ses contemporains :

Il est permis d’affirmer que les relations entre les fidèles mourides n’étaient pas régies ni par des assises sociales ni par d’autres considérations. La seule considération pour apprécier un mouride consistait dans sa foi, son dévouement et son intégrité.

Ainsi, grâce à son rôle important dans la mission du Cheikh, sa fidélité inébranlable et sa conduite strictement conforme à la Sunna, Cheikh Moukhtar jouissait de l’estime de l’ensemble de ses contemporains et de bonnes relations avec eux.

Sa position auprès du Cheikh :

L’érudition, le dévouement et la bonne conduite de Cheikh Moukhtar lui avaient conféré une position enviable auprès du Cheikh et de sa famille.

En effet, à partir de son retour du Gabon, le Cheikh ne s’est séparé de lui que très rarement et pour de courtes durées. A Diourbel, il l’a installé à l’intérieur même de sa demeure.

De nombreux anecdotes se racontent ainsi mettant en exergue la particularité des liens entre le Cheikh et son fidèle adepte. Mais cet espace ne permet pas de les citer.

Ses relations avec son éducateur et ses condisciples :

Ses relations avec son éducateur Mame Thierno étaient singulièrement parfaites d’autant plus que le maître était si fier de son disciple qu’il ne cessait de vanter ses qualités telles que son intelligence, son courage, sa lucidité d’esprit ainsi que sa noblesse et sa supériorité en matière des sciences islamiques et du travail.

Pour ce qui est de ses relations avec les autres personnalités mourides, il suffit pour les illustrer de faire allusion à celles qu’il entretenait avec l’un d’eux, Serigne Ndame Abdou Rahmane LO. Ayant une grande et sincère confiance en Cheikh Moukhtar, ce grand maître lui avait même demandé de composer un poème d’invocation pour solliciter la Grâce divine en faveur de tous les mourides.

Ses œuvres :

Cheikh Moukhtar Bineta nous a légué une quantité considérable de manuscrits et de poèmes d’une rare beauté dans de différents thèmes religieux et sociaux. Malheureusement, la plupart de ses ouvrages sont disparus à travers ses nombreux déplacements (Nioméré, Thiounel, Diourbel, Touba Sourra). Il a aussi recueilli et traduit en Arabe une importante quantité d’enseignements dispensés oralement en Wolof par Cheikh Ahmadou Bamba aux talibés. Il a, en fin, composé un recueil de poèmes consacrés entièrement au Cheikh. Sa personnalité religieuse, ses enseignements, les péripéties de sa vie, les effets éblouissants de sa baraka, etc.

Sa vie pratique :

Conformément aux enseignements et aux principes du Mouridisme basés sur la foi, l’adoration de Dieu et le travail, Cheikh Moukhtar Bineta était un travailleur persévérant. Ainsi il avait fondé des villages destinés à l’éducation et au travail dans les différentes régions du Sénégal (Sine Saloum, Baol, Ndiambour, Cayor).

Grâce à son remarquable travail, ses successeurs disposent d’importants champs agricoles qu’ils exploitent d’une manière adéquate.

Parmi ces villages, on peut citer celui qu’il a fondé près de Dâr al Mu’tî (Darou Mousty) sur la recommandation de Mame Thierno. C’est à ce village même que Cheikh Moukhtar a rendu l’âme le 29/11/1368 de l’Hégire (1949) à l’âge de 75 ans.

Que Dieu soit Satisfait de lui et qu’Il accorde Sa Bénédiction à ses successeurs !

Amene !

P.-S.

Réalisé par
la Commission Culturelle de
l’Etablissement Islamique
AL-AZHAR

 

 
 
 
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