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SERIGNE IBRA SARR NDIAGNE (1850-1917) - Grande Mosquée de Touba.
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SERIGNE IBRA SARR NDIAGNE (1850-1917)

mercredi 19 juillet 2017, par administrateur

Par Same Bousso Abdou Rahmane

Serigne Ibrahima SARR est une figure du mouridisme distingué de sa ferme volonté de son engagement non égalé dans la voie divine et de son amour sincère voué à son guide Cheikh Ahmadou Bamba. Sa vie est un modèle aussi bien pour les fidèles en quête d’accès à l’enceinte divine que pour les Cheikh ayant en charge l’éducation de leurs disciples.

Sa naissance et son milieu familial :

Serigne Ibra SARR est né au village de Ndiagne (dans la région de Louga) vers 1276 de l’Hégire (1850). Il a grandi auprès de son père Serigne Malick SARR, qui était un grand « muqaddam » de la confrérie tydiane, reconnu de ses connaissances et de sa piété.

Entre ses frères Serigne Ibra se singularisait par sa ferme détermination et son intérêt pour la vie mystique. Il avait senti très tôt que ce milieu familial, bien que marqué de spiritualité, ne pouvait satisfaire son ambition, ni assouvir sa soif de ma’rifa (connaissance).

Habité par cette aspiration qui le tourmentait nuit et jour, Cheikh Ibra s’est mis à la recherche d’un guide spirituel, un connaisseur du chemin, capable de l’élever vers son Seigneur à travers l’éducation spirituelle et la purification de l’âme.

Sa rencontre avec Cheikh Ahmadou Bamba :

Au cours de ses tournées, il a rencontré l’un des chevaliers de l’aspiration et de l’engagement dans la voie de Dieu, aussi assoiffé que lui de la vérité divine, égaré dans les immenses déserts de l’amour céleste nommé Cheikh Adama GUEYE. Ce dernier cherchait le même objet perdu, courait derrière ce guide spirituel, ce pôle des univers.

La providence les a conduits tous les deux à Cheikh Ahmadou Bamba qui avait déjà lancé son appel et porté à la connaissance de son entourage sa nouvelle mission qui consistait à revivifier la religion, à purifier les âmes et à réformer la société.

Cheikh Ibra n’a ménagé depuis cette rencontre aucun effort dans l’exécution de toutes les instructions de son maître et le respect de ses interdits. Il oeuvrait constamment à obtenir sa satisfaction. Il a donné l’exemple de fidélité, de dévouement et de sacrifice.

En fidèle compagnon, Cheikh Ibra Sarr a suivi son guide dans tous ses déplacements de Mbacké Kadior à Touba où le Cheikh l’a installé en lui confiant un grand nombre de disciples.

Installé dans ce village saint, ce disciple promu au rang des Cheikh, a multiplié ses services consacrés à la communauté des fidèles. Son éducation était exemplaire. Il appliquait à la lettre les enseignements du Cheikh. Son attitude parfaite et son dévouement lui ont valu la satisfaction tant recherchée de son guide spirituel. L’histoire gardera pour toujours le satisfecit que le Cheikh lui a décerné. Dans une lettre adressée à son disciple, Cheikh Ahmadou Bamba a apprécié et loué sa détermination et sa fidélité ; l’a décrit d’ami véritable. Dans les vers qu’il a composés en guise de conclusion de cette lettre, il dit :

« O mon ami Ibrahima que ton Seigneur t’accorde la meilleure récompense et exauce tes vœux d’ici-bas et d’au-delà.
« Sache que tu as ma satisfaction pour toujours et ceci est ton bénéfice dans les deux mondes.
« Reste sincère et dévoué en multipliant tes efforts en secret et en public pour que tes avantages s’augmentent ».

Sa position auprès du Cheikh :

Cheikh Ibra Sarr était devenu, grâce à ses vertus, l’un des hommes de confiance du Cheikh. Il faisait partie de ceux à qui le Cheikh avait confié, lors de son exil au Gabon, l’encadrement et l’éducation de ses disciples mourides, comme l’a confirmé le grand historien Serigne Moussa KA. Ses disciples se distinguent par leur détermination, leur esprit de sacrifice et leur dévouement. Aucun défi, quelle que soit sa nature, n’a pu résister devant leur résolution. La preuve en est cette importante réalisation : le creusement du puits béni Aïnou Rahmaty à Touba dans des conditions d’autant plus difficiles que ce lieu était encore une forêt vierge. C’est à propos de ce puits béni que le Cheikh a fait cette prière :

« Joignez le cœur de celui qui en boit aux cœurs de ceux qui ont obtenu votre grâce ».

Cheikh Ibra Sarr a créé de nombreux villages destinés à l’éducation et au travail. Parmi ces villages, on peut citer Thiar Diamoy et Ténéfoul.

Ses relations avec ses contemporains :

Réputé d’une générosité légendaire et d’une érudition profonde, Serigne Ibra Sarr était très sollicité par ses contemporains. Partout, on vantait sa baraka et ses vertus. Voici le grand érudit Serigne Massamba Mbacke qui dit dans un poème
« De façon inégalée, Ibrahim a montré des vertus merveilleuses »
Quant à Cheikh Mad Diaw Pakha il le décrit dans son poème en disant :
« Ibrahim est le supérieur à son époque ;nul ne peut l’égaler »
Ce grand poète fait allusion à l’érudition de Cheikh Ibra en matière des sciences religieuses notamment la jurisprudence musulmane al-fiqh ,il dit dans le même poème :
« Quiconque en quête d’un avis juridique ou d’un jugement sera satisfait de sa consultation »
Un autre savant mauritanien nommé Cheikh Sajjad a chanté ses louange à ces termes
« Cet homme a acquiert par sa bonneté et sa piété toutes les gloires
Il est bien alors que les hommes biens se font rares »
Les témoignages et louanges que les contemporains de Cheikh Ibra lui ont consacrés sont trop nombreux pour pouvoir être cités dans ce bref aperçu

Son rappel à Dieu :

Lorsque Cheikh Ahmadou Bamba est venu à Diourbel, il a donné l’ordre à Cheikh Ibra Sarr de quitter Ndiagne où ses disciples subissaient beaucoup de persécussions, pour venir s’installer auprès de lui au nord de la grande Mosquée. C’est là où il vivait jusqu’à son rappel à Dieu en 1917.

Le Cheikh a ordonné son enterrement à Touba.

Que Dieu soit satisfait de lui !

Amène !

P.-S.

Réalisé par
la Commission Culturelle de
l’Etablissement Islamique
AL-AZHAR

 

 
 
 
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